18 juillet 2010

Je l'ai fait !

Ça y est, j'ai mon CAPES ! dans ma promo, nous l'avons tous eu, dont certains plutôt bien classés (pas moi) ce qui est vraiment une joie pour tout le monde car tout au long de l'année, nous avons préparé ce concours ensemble, avec beaucoup de complicité et de solidarité.

A présent vient le temps de l'angoisse, pour tout un tas de raisons : affectation connue très tardivement (aucun projet possible avant), un déménagement costaud en perspective, un mémoire à rédiger avant fin août et à soutenir avant le 15 septembre, des cours à préparer (quasi impossible pour l'instant sans connaître mes classes...)

Mais les sentiments qui l'emportent sont tout de même la joie et le soulagement !
ça y est, j'ai fini mes études !

Posté par mademoisill à 11:37 - - Commentaires [10] - Permalien [#]

28 mai 2010

Fonctionnaire !

J'ai (encore) sévi chez les TZR !

Posté par mademoisill à 16:09 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
20 mai 2010

PUBLINET

Les résultats d'admissibilité devaient **officiellement** tomber mardi prochain.

Mais, depuis 2 jours, ils y avait des rumeurs. Le monde des lettres classiques n'est pas grand, et nos profs étaient au courant que le jury se réunissait hier. Depuis hier midi donc, la dizaine d'étudiants hyper impatients/stressés/surexcités que nous sommes passe son temps à actualiser la page d'accueil de publinet toutes des dix minutes.

Et ce matin, la (provisoire) délivrance : je suis admissible !!! je suis admissible, ainsi que tous les capessiens de ma promo !!

Autant vous dire que vu le nombre total d'admissibles en France, et le nombre de postes offerts cette année, le pourcentage est plus que favorable, donc grosse grosse pression (en gros, c'est la honte si je le loupe...)

Je passerai les oraux dans un lycée du 16e arrondissement de Paris entre fin juin et mi juillet et, si je ne trouve personne pour m'héberger, autant vous dire que la note d'hôtel va faire mal, vu le quartier ! (bon ok, c'est mes parents qui payent lol).

C'est la fêêêête !!!!!

. . .

oh put**** je stresse à moooort !!!!

Posté par mademoisill à 20:04 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
25 mars 2010

Promotion

Ah oui, et sinon... je suis aussi là, maintenant :

http://tzr.chiwalou.org/

avec un premier article : De la formation des pédagogues

si c'est pas la classe :) que voulez-vous, je suis une star !

c'était dans mon TOP FIVE, quand même...

Posté par mademoisill à 18:03 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

III- FUTURE PROF : ENTRE IMPATIENCE ET INQUIÉTUDES (suite)

2) À quelle sauce allons-nous être mangés ?

 Autant dire que cette année sur fond de réformes est particulière... Et nous qui préparons le CAPES devons à la fois réfléchir à notre situation prochaine dans le cas où on réussirait le concours, et dans le cas où on le raterait. Et dans les deux cas il y a du sacré changement en perspective !

Mais que dis-je ! ça a commencé dès la fin de l’année dernière, car il fallait déjà remplir les conditions pour le passer, ce CAPES.  Maintenant, la réforme dit qu’on peut le passer dans le cadre d’un master spécifique (qui n’existe pas encore). Or j’ai eu ma licence en juin dernier…

Apparemment, les mesures transitoires autorisaient les étudiant seulement titulaires d’une licence à passer le CAPES à condition qu’ils justifient d’une inscription en master 1. MAIS&n bsp; des rumeurs circulaient, comme quoi une inscription à l’IUFM vaudrait pour une inscription en master 1 etc. nos profs nous ont plutôt conseillé de ne pas tenter le diable, et de faire un master 1 en même temps que la préparation au CAPES. C’est ce que j’ai fait.

Car il ne fallait pas seulement réfléchir aux conditions d’accès à ce concours pour cette année, mais aussi pour l’an prochain (surtout que si on regarde les statistiques, on a plus de risques de le rater que de chances de le réussir…). Donc, un master 1 permettra à coup sûr de s’inscrire à ce fameux master 2 fantôme spécial enseignement qui verra le jour à la rentrée prochaine. Et ça, je peux vous dire que jusqu’en octobre 2009, c’était extrêmement flou. Les inscriptions avaient eu lieu de juillet à septembre donc on a tout fait selon des suppositions et des hypothèses mais dans mon cas, en jouant plutôt la prudence.  Cependant, un certain nombre d’étudiants a pris le risque de ne pas s’inscrire en master 1, en comptant sur le système d’équivalence qui a été mis en place plus ou moins aléatoirement selon les facs. En gros, la fac donnera à ces étudiants un « faux master 1 » ne leur permettant que de s’inscrire en master 2 enseignement (pas recherche). Ils doivent pour cela assister aux cours de préparation au CAPES, rendre les devoirs et participer aux concours blancs. Mais il n’y a rien de clair concernant ces équivalences : seront-elles données à tout le monde (ceux qui font le vrai master ont un peu les boules, car cela demande une grosse charge de boulot supplémentaire…et si les autres obtiennent le même bénéfice « sans rien faire »…bof), les notes aux concours blancs seront-elles déterminantes ? En tout cas, il semble que la condition principale soit d’être admissible au concours (ce qui n’est déjà pas une mince affaire…).

 Maintenant, imaginons que je réussisse le CAPES cette année : je ne serai pas affectée sur 6 (ou 8 ?) heures,  avec le reste à l’IUFM (ce dernier point n’est pas forcément une mauvaise chose, à mon avis, vue la pauvreté de l’enseignement que j’y reçois cette année…) mais j’aurai directement un temps plein (18h). Là où, à mon sens, ça devient absurde, c’est que jusqu’à la Toussaint, un prof de mon établissement sera déchargé de tous ses cours pour assister aux miens (réaction n°1 : super la crédibilité devant les élèves, réaction n°2 : j’espère au moins qu’il m’aidera à préparer mes cours, parce que comme j’auraisûrement mon affectation genre le 28 août…haem). Pendant ce temps-là, qui gère les classes de ce prof-tuteur ? Un remplaçant pardi ! Alors quand on sait la merde que c’est déjà actuellement pour les remplacements….

Ensuite, vers février, je retourne à la fac pour 5 semaines de formation (c’est vrai qu’il serait temps). Pendant ce temps-là, qui gère mes élèves ? Je vous le donne en mille, un étudiant en master 2 qui prépare le CAPES, et qui a besoin d’un stage pratique. Vous imaginez un peu de nombre de gens que vont voir passer les élèves ? je trouve que c’est un total irrespect pour eux… en plus, déjà que moi je serai incompétente, on va me remplacer par quelqu’un d’encore plus incompétent, juste au moment où je commencerai à prendre mes marques…

Mon seul espoir à ce jour (à part réussir le concours, et ne pas mourir pendant la soutenance de mon mémoire, qui pour arranger les choses, aura lieu en septembre) est qu’on nous donne, pour une fois, notre affectation plus d’une semaine avant la rentrée !! Histoire que je prépare un minimum mes premiers cours…parce que vous en conviendrez, faire cours à des SEGPA, à des 4e en latin ou à des Terminales L en français, c’est pas trop la même chose… 

 

Posté par mademoisill à 17:53 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

14 mars 2010

I'm still alive

 

Et oui, j'ai survécu aux épreuves écrites du CAPES !

Je reviens un peu sur ce blog qui est à l'abandon depuis plusieurs mois : j'ai fait du ménage dans mes liens, j'y ai ajouté mes dernières découvertes et j'ai retiré les blogs qui ont fermé plus ou moins officiellement.

Que dire de la fac ?

Que dire de ma préparation au CAPES ?

Que dire du sort qui m'attend si je réussis le dit CAPES ?

Vastes questions...auxquelles je vais essayer de répondre dans un ordre croissant de complexitude !

Vous aurez d'ailleurs remarqué avec justesse que tout ça me fait un beau plan en trois parties. Comment ça je suis formatée ? Vous allez me dire que vous, dans la vie réelle, vous n'organisez pas tous vos propos comme ça ?

I- LA FAC : ENTRE DESERT, DESESPOIR ET DECOUVERTES  

1) La motivation pour aller en cours me fait de plus en plus défaut

Mon emploi du temps est un vrai gruyère. Je me perds en jongleries entre rédaction du mémoire qui est à peu près au point zéro, ce qui commence à me faire flipper grave, et préparations pour les cours. C’est un cercle vicieux : comme je ne prépare pas toujours les versions pour les cours de latin ou de grec, je ne vais pas en cours le jour ou on fait la correction (surtout que le cours de version latine finit à 18h30, le temps que je rentre chez moi il est 19h, je me douche, on fait à manger, on mange, on débarasse, on zieute vite fait la télé mais en tout cas je n’ai aucune envie de travailler, et après il faut se coucher pas trop tard vu que le lendemain c’est réveil à 6h45…). Je fais l’autruche de plus en plus : comme je culpabilise et que je m’inquiète pour mon mémoire, j’hésite à aller au cours que donne mon directeur de mémoire (pour la prépa au CAPES) parce que j’ai peur qu’il me demande où j’en suis, et que je n’ai pas envie de lui répondre éternellement « nulle part » ou « j’en suis à l’introduction » :-s

Et puis sinon, la fac c’est le bordel habituel : on n’a toujours pas les résultat du 1er semestre (on a passé les partiels en décembre, quand même…) à cause d’un soi-disant « problème informatique ». Tout ça a cause de cette sombre histoire d’équivalence entre prépa CAPES et master (dont je reparlerai en III). Ils se créent des problèmes qui n’existent pas.

2) Je continue quand même à apprendre des trucs !

Il y a quand même un cours qui me plaît beaucoup et auquel j’assiste le plus possible (1- parce qu’il me plaît beaucoup, 2- parce que j’ai intérêt à la suivre correctement si je veux avoir un note potable au partiel) :  c’est la paléographie latine ! Tenez, un exemple concret de ce qu’on y fait (les documents viennent du site de l’école des Chartes)

La prof nous file des photocopies de ce style :

 Capture

Et nous il faut qu’on arrive à lire : Florentinus, Bonosus et Rufinus
     insignes monachi habentur, e quibus
     Florentinus tam misericors in egen-
     tes fuit ut vulgo pater paupe-
     rum nominatus sit

Ce qui signifie : Florentin, Bonosus et Rufin sont des moines très renommés ; parmi eux, Florentin est si charitable envers les indigents qu’on le surnomme le pèredes pauvres.

On apprend aussi combien de moutons étaient nécessaires à la fabrication d’un livre, comment ils fabriquaient le papier au Moyen-Age… et à la fin du semestre nous iront visiter les fonds anciens de la bibliothèque municipale (la plus grande France, vous n’avez qu’à chercher) pour voir autre chose que de vulgaires photocopies.

transition : mais je ne vais à la fac seulement pour valider un master 1, j'y vais aussi pour préparer mon CAPES !

II- LA PREPARATION AU CAPES : ENTRE PRESSION ET MASCARADE 

1) A la fac, les profs sont fous (mais au moins, on a de la matière !)

Je ne vous raconte pas le nombre d’heures de littérature française qu’on se farcit. « littérature générale et théorie littéraire », « histoire de la littérature », « préparation à la composition française », « préparation à l’oral de français 1 », « préparation à l’oral de français 2 ».

En langues anciennes, les cours de version sont communs aux capéssiens, aux master et aux agrégatifs. Par contre il y a en plus des cours de « préparation à l’oral » en grec et en latin. J’y allais au début de l’année mais là j’ai abandonné parce que ça ne me prépare pas du tout, à mon avis. En vrai, à l’oral, on tire au sort un plus ou moins court texte, et on a 1h (ou 1h30 je ne sais plus) pour le traduire et le commenter. Là, les profs nous filent des énormes textes sur lesquels je passe bien plus de 2h rien que pour la traduction… j’ai l’impression de gâcher un temps fou, les conditions n’ont rien à voir avec un oral et se rapprochent vraiment d’une version classique comme on en fait par ailleurs toutes les semaines dans les cours dédiés.

Par contre, maintenant que les écrits sont passés, des colles vont être mises en place. Ça me fait peur, mais il faut vraiment que je me fasse violence pour m’y inscrire parce que là, ce sont des conditions similaires à l’oral…

2) A l'IUFM, les profs sont des planqués

Il est censé nous préparer à la fameuse « épreuve sur dossier ». En vrai, c’est n’importe quoi. Les profs nous balancent de vagues photocopies (qu’ils n’ont bien souvent pas préparées, et qu’ils vont faire en début d’heure) et le but du jeu est de descendre le plus possible le dossier, sans méthodologie aucune, sans discernement. C’est imbuvable la plupart du temps. Le seul truc qui nous serait vraiment utile pour l’épreuve (connaissance des programmes, des réformes, des lois etc.) ils considèrent que c’est à nous de l’apprendre tous seuls, et à la place on est là à débattre sur la réforme orthographique de 1990 que personne n’applique bien entendu…

En plus, ils nous infantilisent au plus haut point, et il y en a qui marchent à fond ! Non mais réveillez vous les fifilles (y’a un tas de cruches à l’iufm je vous raconte pas), on s’en fout de savoir si le titre c’est un  « grand II » ou un « grand B », on s’en fout de savoir si « le livre il faut le lire en entier ? ah bon même la préface ? » gnin grr !

Et pis l’iufm nous demande de signer une feuille d’émargement A CHAQUE HEURE DE COURS. Alors que bon,  on prépare un concours, c’est un peu notre problème si on vient, non ? Et bin non, à chaque cours faut signer. Mais comme on a pas toujours que ça à faire d’aller à l’iufm (qui est à l’autre bout de la ville soit dit en passant, avec des bus qui tombent en panne tous les quatre matins), et que par exemple, des fois, on a des partiels à la fac, des fois on signe pour les autres… ouuuuu c’est malhonnête…j’irai rôtir en enfer… Des fois les profs s’en aperçoivent (ils aiment bien compter pour voir si il y a le même nombre de signatures que de présents) et on a droit à une leçon de morale. Mais eux, si ils sont absents, on n’est pas au courant, on se pointe dans la salle, on attend comme des cons pendant 30 minutes et pis on se barre… Et les boursiers, en plus de la feuille d’émargement, ils doivent aller faire signer une feuille au prof à chaque heure de cours aussi. Donc à chaque pause, ou à chaque fin d’heure, tout le monde fait la queue devant le bureau du prof pour avoir son estampille…

A côté de ça, l’iufm inonde, que dis-je, pourrit ma boîte mail. Toutes les semaines je reçois des mails donc l’objet, toujours en majuscules, est du style URGENT TRES IMPORTANT. En fait, c’est pour nous envoyer la 89e version modifiée de l’emploi du temps qui change à peu près toutes les demi-heures…

On a quand même eu droit à un truc bien vendredi : 2 jeunes profs sont venues dans notre cours pendant 2 h et nous ont parlé de leur travail, de la réforme du lycée, elles nous ont donné plein de documents hyper utiles (genre des séquences de latin, genre des progressions de cours sur une année) et elles répondaient à toutes nos questions J

transition : tout ça me donne une furieuse envie de quitter le système universitaire pour enfin, travailler vraiment ! ceci dit, nous sommes dans une quasi totale ignorance de ce qui nous attend à la rentrée prochaine...

III- FUTURE PROF : ENTRE IMPATIENCE ET INQUIÉTUDES

1) Je me vois déjà prof

Déjà, je pense que le titre de mon blog peut en témoigner. Au fil des dernières années, je me suis rendue compte que j’avais vraiment envie de faire ce métier (pas comme un gros paquet de lettres modernes qui ont l’air de ne pas savoir ce qu’elles font là, et qui kiffent la linguistique parce que tout le monde voit qu’elles sont de super bonnes élèves quand elles répondent bien aux questions dont elles ont appris par cœur les réponses). Je passe ma vie sur les blogs de profs, sur les forums de profs, je tends l’oreille dès qu’on parle de profs dans les médias… je commence à réfléchir à l’organisation de mes futurs cours, à la façon dont je parlerai à mes élèves. Je cherche déjà des DVD à leur montrer et ma conception  de l’enseignement et de la pégagogie est de plus en plus affirmée et assumée. Je sais ce que ne ferai jamais, j’ai plein d’idées sur ce que j’aimerais faire…  

Je regrette de n’avoir pas pu pratiquer un peu avant d’être lancée d’un coup dans l’éducation nationale… si je n’avais pas eu le master en même temps, j’aurais accepté de faire les remplacements proposés par le rectorat…

2) A quelle sauce allons-nous être mangés ?

Ce paragraphe revêt encore plusieurs aspects… je pense que je le traiterai dans une prochaine note. (au sommaire : équivalences fac/iufm, réforme du concours, nouvelle année et stage etc.)

 

Posté par mademoisill à 11:46 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
25 novembre 2009

IUFM > sophistes !

 

IUFM

moi aussi il est beau mon iufm, hein Zzaz ?

 

Je crois que ce qui m’énerve le plus à l’IUFM, c’est que je les trouve profondément malhonnêtes. Bon pas tous. Vu qu’on change de prof toutes les semaines, c’est quand même très aléatoire. Mais quasiment à chaque fois qu’on a un cours, on nous assomme à coup de « nous sommes tous d’accord pour dire que… », « tous le monde sait bien que… » etc. Et ils sont où tes arguments ? C’est ça ou alors ils nous donnent des chiffres et des statistiques sortis d’on ne sait où, et interprétés d’une façon pour la moins douteuse.

 

Lundi dernier, nous avons eu droit à une journée complète à l’IUFM : « connaissance du système éducatif ». Tout un programme. Le matin, conférences : « l’échec scolaire » et « la laïcité », respectivement menées par une psychologue et une philosophe. L’après-midi, TD sur la laïcité, en continuité de la conférence du matin, et assuré par un prof de sciences de l’éducation.

 

Je vous parlerai ici de la première conférence, celle sur l’échec scolaire, mais qui s’est rapidement transformée en conférence sur le redoublement. Contre le redoublement devrais-je dire. En fait, le redoublement est une cause d’échec scolaire. Alors je veux bien admettre que chez certains élèves, le redoublement peut être vécu comme un échec et peut les braquer encore plus contre le système scolaire. OK, admettons. Mais ce n’est même pas qu’on nous a dit !

 

Pour revenir à ce que je disais au début, ce que j’ai trouvé malhonnête, c’est que, à mon sens, tout était présenté à l’envers.

 

Pour nous prouver que le redoublement était facteur d’échec, nous avons eu droit à moult tableaux, histogrammes et statistiques. Par exemple, si on fait redoubler un gamin en CP, il a moins de chances que les autres d’avoir son bac. Bin oui, c’est les chiffres qui le disent ! Alors déjà ça m’énerve toujours quand on présente le fait de la pas avoir son bac et d’aller en CAP comme un échec scolaire mais surtout, le redoublement n’est pas la cause ! pour moi ça fait plutôt partie des conséquences et pas l’inverse ! Surtout que dans ce cas précis, si un gamin redouble son CP (mises à part toutes sortes de problèmes physiques et mentaux, de dyslexie ou autres drames familiaux) c’est que déjà il y a un problème de suivi dans sa famille, et que ça ne s’arrangera pas entre le primaire et le lycée.

 

Est ensuite venue la comparaison avec d’autres pays. La France a x% de redoublements par an. Mettons 10 (je dis ça au pifomètre, je n’ai pas noté). Et bien figurez vous que nous tendons plus à nous rapprocher sur ce point du Gabon et du Rwanda qui en ont mettons 45%. Alors qu’en Finlande il y en a 0%. Preuve supplémentaire que le redoublement est cause d’échec, au Rwanda il n’y a que très peu de gens qui font des études supérieures. Alors qu’en Finlande…

 

A aucun moment la formatrice ne nous a expliqué que dans les pays nordiques, le redoublement n’existe pas parce que c’est une notion qui n’existe pas ! Il n’ont pas des classes de niveaux comme chez nous. Enfin bref je ne m’étendrai pas sur le sujet parce que je ne m’y connais pas assez, mais en tout cas, on ne peut pas comparer sur un point précis des pays dont le système est totalement différent !

                                                      

Et bien sûr, petit tableau chronologique, où on voit clairement que le nombre de redoublements en France baisse sensiblement de décennie en décennie depuis 1960. Preuve évidente, selon la formatrice « qu’on s’est bien rendu compte que c’était parfaitement inefficace ». Heu…pardon, je croyais que c’était parce que l’Etat n’avait plus assez de fric…d’ailleurs la formatrice nous l’a quand même glissé rapidement « faire redoubler, ça coûte cher ». 

 

Posté par mademoisill à 20:56 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
30 octobre 2009

Surréaliste

Pourquoi les lettres classiques passent-ils toujours en dernier ?

Aujourd'hui, vers 12h30 :

-         Allô mademoisill ? ici Mme X de l’iufm. Je vous appelle parce que je suis en train de m’occuper des affectations de stages, et je m’aperçois que vous ne figurez plus sur la liste des inscrits.

-         Ah, ce n’est pas normal.

-         Vous ne vous êtes pas désinscrite alors ?

-         Non non pas du tout.

-         Ok, je voulais vérifier parce que les étudiants en lettres classiques ont disparu des listes. Ce doit être une simple erreur de copier-coller. Je vous inquiétez pas, je vais rectifier ça.

-         D’accord. Heu… merci.

-         Vous n’êtes pas en vacances vous ma pauvre ?

-         Ah non, on n’a pas de vacances nous.

-         Oui bien-sûr vous êtes à Fac3. Et bien écoutez je vous souhaite de bonnes non-vacances alors ! Bonne journée !

-         Merci vous aussi. Aurevoir.

 

Posté par mademoisill à 12:49 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
27 octobre 2009

L'IUFM dans toute sa splendeur

Désolé pour la non-alimentation de ce blog, mais cette année, je suis très très occupée (et accessoirement, j'ai découvert Facebook, un peu tard certes, mais je traîne plutôt là-bas maintenant...) Toujours est-il que cette page a toujours une sale mise en page toute moche, mais je n'ai ni le temps ni le courage de me mettre à tout refaire donc pour l'instant, ça reste comme ça !

Comme je suis quand même généreuse, je vous livre ici et maintenant une de mes (ô combien) nombreuses impressions sur l'iufm. Bonne lecture :

Mea culpa. Mea maxima culpa.

Pourquoi suis-je en train de trainailler* sur Facebook, alors que je devrais travailler d’arrachepied* sur mon mémoire ?
Et bien tout simplement parce que, comme mon Mur vous l’indique depuis une semaine, il y a un truc qui m’est resté en travers de la gorge à l’Institut Universitaire de Formation des Maitres* (ça en jette, non ?).

Pardonnez-moi mon père parce que j'ai pêché. Du poisson ? Non, un gros paquet de conneries.

Pour faire bref, nous avons subi un cours sur l’orthographe. Comment enseigner l’orthographe.
Si vous aviez encore quelques doutes quant à la définition de cette notion, je vais vous rafraichir* les idées : l’orthographe, ce n’est rien d’autre qu’un code arbitraire élitiste, et profondément discriminatoire. En plus, ça coute* cher à enseigner. 
Selon « des enseignants », et surtout selon le document fourni par notre formatrice qui ne cite quasiment aucune de ses sources, l’orthographe c’est « l’angoisse pour l’enseignant et pour l’enseigné », c’est « mettre les élèves en souffrance », c’est « le poids de l’échec ». Bien sûr ! nous assène notre chère formatrice : tout le monde sait bien que les élèves vont en cours avec la boule au ventre et la gorge nouée quand ils savent qu’ils vont être victimes d’une horrible dictée. Alors fini les dictées. Beaucoup plus chic, les « ateliers de négociation graphique ». On envoie deux élèves au tableau, ils écrivent chacun la même phrase, et on organise ensuite un débat avec les autres pour déterminer quelle est la meilleure orthographe.

Quel pouvait bien être le bienfondé* d’une tradition aussi humiliante que la dictée, que nous avons laissé* traumatiser ainsi des générations d’écoliers, je vous le demande ? aucun intérêt, si ce n’est le plaisir sadique du prof à distribuer des zéros à tout va. Comment ça, je fais des fautes d’orthographe ? Tout d’abord, permettez-moi de vous interdire formellement l’usage de ce mot atroce « faute », qui n’est qu’une image de la société profondément judéochrétienne* dans laquelle nous évoluons. Vous rendez-vous compte de l’impact de ce mot ? En utilisant le mot « faute », vous jetez immédiatement une culpabilité aigüe* sur l’élève-martyr, malheureux ! D’ailleurs, savez-vous que le deuxième livre le plus vendu après la Bible n’est autre que le Bled, ce manuel parfaitement anti-pédagogique qui ose édicter les règles avant les exercices, et qui se gargarise d’exceptions et de mots rares ?

Apprenez ensuite que tous les mots que j’ai fait suivre ici d’une astérisque respectent scrupuleusement la réforme orthographique de 1990. Comment ça, personne ne l’applique ? êtes-vous de ces abominables rétrogrades qui écrivent encore nénuphar, chariot, va-nu-pieds ou cacahuète ? (alors que l’Académie Française elle-même écrit nénufar, charriot, vanupied et cacahouète…mouai) Vade retro Satanas !
Qu’est-ce que c’est que ça « vadérétrosatanasse » ? C’est du latin ! mon pauvre ami, vous devez me trouver bien naïve d’employer encore ce dialecte obsolète, alors que les latinistes eux-mêmes ont tout fait pour enterrer à jamais cette épouvantable langue. Vous n’étiez pas au courant ? Pourtant, ils ont bel et bien fait disparaitre* le latin, à coup de rigorisme exacerbé et de refus absolu d’évolution et de liberté.
Sur ce, je vous laisse, Salluste m’attend

 

Posté par mademoisill à 15:18 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
27 avril 2009

Une année de boulot (encore une) en perspective

Jeudi dernier, mon prof de latin a pris 45 minutes au début de son cours pour nous expliquer ce qu'il en était des réformes (je parle au passé, vu que ça change tous les 4 matins il est possible que ça ait déjà changé !), répondre à toutes nos questions, nos inquiétudes etc.

Ce que je savais déjà : étant actuellement en L3, je pourrai passer le CAPES l'an prochain, dans sa forme actuelle (mais pas d'année de stage faut pas rêver)

Ce que j'ai appris : oui, je pourrai passer le CAPES l'an prochain MAIS je devrai quand même aller jusqu'en master 2 pour pouvoir m'en servir (si je l'ai bien évidemment).

Dernière nouvelle : l'inscription à l'iufm vaudrait une équivalence de master 1, sauf qu'il est fortement déconseillé de se fier à ça, des fois qu'ils nous pondrait une circulaire affirmant le contraire dans 6 mois. Les profs nous conseillent donc de faire un master 1 tout en préparant le CAPES, histoire de ne pas avoir perdu un an si on ne l'a pas du premier coup. J'hésitais à m'inscrire à l'iufm, tout ce que j'en ai entendu étant carrément négatif, et mon prof m'a conforté dans cette idée : à ma question "on prépare quoi, concrètement, à l'iufm ?" il m'a répondu "tout ce qui est chiant et inutile"(comprendre "la didactique et autres conneries"). "Et à la fac ?", "tout ce qui est intéressant" (comprendre "toute la partie disciplinaire, les épreuves de version par exemple"). Il nous a par ailleurs affirmé qu'il existait de très bons ouvrages permettant de préparer seul ces épreuves "pégadogiques". De toute façon, j'ai appris aujourd'hui même qu'on avait juqu'au 7 mai pour s'inscrire à l'iufm. A la fac nous n'avons eu strictement aucune info, j'adore. Le problème est résolu, je n'irai pas à l'iufm.

Il faut que je réfléchisse sérieusement à un sujet de mémoire (je n'ai qu'une vague idée pour l'instant) et surtout que je trouve un prof, que je connais si possible et dont j'apprécie l'approche, qui accepte de diriger mon mémoire. Je voudrais travailler sur les fables, personne n'est spécialiste de ça dans ma fac (sauf peut-être en littérature française d'après ce que j'ai entendu dire, mais je ne connais pas du tout le prof dont il s'agit !).

Conclusion : une grosse grosse année de boulot en perspective, j'espère comme jamais je n'ai espéré avoir mon CAPES du premier coup, + une autre année peut-être un peu plus "cool" au niveau de l'emploi du temps. Je commence à en avoir franchement marre des études, même si elles me passionnent. En début d'année je pensais assez sérieusement à l'agrégation mais je me contenterai du CAPES pour l'instant, quitte à tenter l'agreg interne dans quelques années...quand je serai prof, enfin !

Posté par mademoisill à 10:25 - - Commentaires [10] - Permalien [#]